Message du vice-recteur
En avril 2025, j’ai pris mes fonctions de vice-recteur chargé de la promotion de la mondialisation. Après ma prise de fonction, ma première grande mission a été de déposer une candidature auprès du ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie pour le projet « Renforcement de la capacité de développement mondial des universités (soutien à la création d’échanges universitaires avec les pays du Sud) » (type II : pays africains) pour l’année 2025. Spécialisé en histoire des États-Unis et ayant mené des activités de recherche principalement en Europe et en Amérique, l’Afrique était pour moi un monde inconnu. En fait, au moment où j’écris ces lignes (février 2026), je n’ai toujours pas mis les pieds dans cette région. Mais j’ai eu la chance, grâce à l’adoption de ce projet, de pouvoir m’engager dans une collaboration internationale avec l’Afrique.
À travers ce projet, notre objectif est de « former des leaders qui contribueront à la résolution des problèmes environnementaux mondiaux grâce à la collaboration internationale ». Concrètement, les étudiants de l’université Sophia et des sept universités africaines partenaires, réparties dans six pays, apprendront les uns des autres, réfléchiront et agiront ensemble, afin d’acquérir une expérience pratique de la coopération internationale. Les étudiants participant au programme suivront des cours communs dispensés dans plusieurs langues (japonais, anglais, français) à l’université Sophia, ainsi que des cours spécialisés dans les domaines suivants : études japonaises et africaines, coopération internationale et environnement mondial. Ces cours comprennent également des discussions en ligne avec des étudiants africains. De plus, l’une des principales caractéristiques de ce programme est qu’il permet aux étudiants de découvrir la « coopération internationale » à travers des stages de courte durée en Afrique (programme pratique), des activités de bénévolat et des travaux sur le terrain au Japon avec des étudiants africains. L’objectif de ce programme est de mettre en pratique les connaissances spécialisées acquises en cours dans le cadre d’échanges avec d’autres personnes et de la résolution de problèmes concrets.
Dans le même temps, j’aimerais que les étudiants participants accordent de l’importance aux sensations qui naissent au cours de ces échanges et de ces activités pratiques. L’odeur d’un lieu visité pour la première fois, le goût d’un plat jamais goûté auparavant, le léger sentiment de dépaysement face à une culture différente de la sienne… Aiguisez vos sens pour enrichir votre expérience. Ces prises de conscience constituent la première étape de la coopération internationale. Sans sensibilité et sans respect pour la culture et le contexte de l’autre, il ne peut y avoir de véritable coopération. Bien sûr, en travaillant avec des personnes d’horizons différents, vous rencontrerez sans doute des difficultés et des obstacles plus importants que vous ne l’imaginiez. Mais je souhaite que vous acquériez la capacité de transformer ces échecs en enseignements et en découvertes utiles, plutôt que de les considérer comme des échecs.
Dans le cadre de ce programme, le personnel enseignant et administratif de notre université et des universités africaines partenaires s’unissent pour soutenir les étudiants participants. Pour nous aussi, cette collaboration internationale entre le Japon et l’Afrique est une première. C’est pourquoi nous souhaitons améliorer ce programme en apprenant et en travaillant avec vous. Enfin, je souhaite sincèrement que ce programme vous ouvre de nouveaux horizons.
Mariko Iijima, professeure [Vice-présidente chargée de la promotion de la mondialisation / professeure à la faculté des langues étrangères]


